Charges récupérables, provisions, régularisation annuelle : mieux vaut cadrer dès le départ pour éviter les litiges.
Le principe : seules certaines charges sont récupérables
Le bailleur ne peut demander au locataire que les charges figurant dans la liste réglementaire des charges récupérables (décret du 26 août 1987). Les autres dépenses restent à la charge du propriétaire.
Les 3 grandes familles de charges récupérables
- Services liés au logement ou à l'immeuble (eau, chauffage collectif, ascenseur…).
- Entretien courant et petites réparations des parties communes.
- Taxes locatives, comme la TEOM.
Provisions ou forfait : quelle différence ?
- Location vide : le plus courant est le système provisions mensuelles + régularisation annuelle.
- Location meublée : possible au réel, ou au forfait selon le bail (avec un montant cohérent).
Exemples rapides : qui paie quoi ?
Côté locataire :
- Eau froide (selon les compteurs).
- Entretien courant des parties communes.
- Électricité des communs.
- Enlèvement des ordures ménagères via la TEOM.
Côté propriétaire :
- Gros travaux.
- Remplacement d'équipements.
- Honoraires de syndic non récupérables.
- Dépenses hors liste réglementaire.
Bon réflexe : liste + justificatifs en cas de contestation
En pratique, la méthode la plus sûre est simple : vérifier la dépense dans le décret, puis demander ou fournir les justificatifs de charges. C'est le meilleur moyen de préserver une relation saine entre bailleur et locataire.
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